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Être respecté : un besoin fondamental pour se sentir vivant

Dernière mise à jour : 26 juin

Se sentir vivante

Il y a des jours où l’on se surprend à se demander : "Pourquoi est-ce que je me sens si mal alors que je n’ai rien fait de mal ?". Et souvent, derrière cette douleur sourde, se cache un manque. Un manque de reconnaissance, un manque d’attention… un manque de respect.


Être respecté, ce n’est pas un luxe ou un caprice. C’est un besoin essentiel, vital, pour se sentir pleinement humain.


Peut-être que vous lisez ces lignes en pensant à une relation où vous vous sentez rabaissé·e, ignoré·e, envahi·e. Peut-être que vous avez appris à tout minimiser, à vous dire que ce n’est "pas si grave", à vous accommoder de ce malaise persistant.Mais au fond, quelque chose en vous sait que ce n’est pas juste. Et que vous méritez mieux.


Prenons un moment ensemble, dans un espace de douceur et de compréhension, pour explorer ce besoin d’être respecté, là où il se joue, là où il fait mal… et là où il peut commencer à guérir.


Quand le respect est absent : une douleur souvent invisible


Il y a cette collègue qui vous coupe systématiquement la parole. Ce conjoint qui prend des décisions sans vous consulter. Cette amie qui envahit votre espace personnel sans s’en rendre compte. À première vue, rien de très grave. Et pourtant…Chaque fois, une petite partie de vous se contracte. Un froncement de sourcil intérieur, une crispation dans le ventre, une pensée fugace : "Est-ce que je compte vraiment ?"


Quand le respect est absent, la blessure peut être subtile, mais profonde. On commence à douter de sa valeur, on se demande si l’on est trop sensible, on finit par se taire pour ne pas déranger. Et ce silence-là est l’un des plus lourds à porter.


L’hypersensibilité n’est pas un défaut. Elle est souvent le signe que quelque chose d’important en vous cherche à se protéger.


fille qui se cache et qui s 'efface

Et parfois, ce manque de respect réveille des blessures anciennes. Des moments de rejet vécus dans l’enfance. Des relations où l’on s’est senti effacé. Petit à petit, le corps et le cœur s’épuisent à tenter de rester "à la bonne place" dans des liens qui ne nous voient pas vraiment.


Quand on doute de soi : l’impact intérieur du manque de respect


Le manque de respect chronique n’abîme pas que les liens. Il érode aussi l’intérieur de soi. Il génère de la confusion : "Est-ce que j’exagère ? Est-ce que c’est moi le problème ?". Il alimente la culpabilité, cette petite voix qui vous reproche de ne pas être assez ceci ou trop cela. Et bien souvent, il nourrit un sentiment diffus mais tenace de solitude.


À force de ne pas être respecté·e, on commence à s’auto-effacer. À ne plus poser ses limites. À croire que nos besoins sont secondaires. Ce glissement est insidieux. Il ne se voit pas tout de suite. Mais il finit par peser : sur l’humeur, sur les relations, parfois même sur la santé.


La dépression peut s’installer là, dans cet espace vidé de reconnaissance, où l’on ne sent plus sa juste place dans le monde.


Comment se faire respecter ? Trois pistes concrètes pour commencer


Il n’y a pas de formule magique. Mais il y a des premiers pas simples, concrets, que vous pouvez poser dès maintenant pour commencer à être respecté.


1. Nommer ce que vous ressentez

Le respect commence par vous. En mettant des mots sur ce qui vous blesse, vous reconnaissez votre expérience. Un simple "Là, je me sens invisible" posé intérieurement peut déjà changer quelque chose.


2. Apprendre à poser des limites claires

Une limite saine n’est ni une punition ni une attaque. C’est une manière de dire "voici ce qui est important pour moi". Par exemple :

" Quand tu entres dans ma chambre sans frapper, je me sens envahi·e. J’ai besoin que tu frappes avant d’entrer." Simple, direct, respectueux. Mais puissant.

3. Prendre au sérieux les signaux de votre corps

Un nœud dans le ventre, une gorge serrée, une fatigue soudaine : ces sensations vous parlent. Elles vous disent souvent que quelque chose ne va pas. Écoutez-les.



En Gestalt-thérapie : se réapproprier sa dignité relationnelle


femme qui se sent respectée

En Gestalt-thérapie, on explore le contact : ce qui se passe ici et maintenant dans la relation à soi, à l’autre, au monde. Et l’un des piliers de cette approche est la conscience de ses frontières personnelles.


Lorsqu’une personne arrive en thérapie avec ce sentiment d’être souvent bafouée, ignorée ou envahie, le travail se fait en finesse.Il ne s’agit pas de "prendre confiance en soi" comme un slogan, mais de ressentir, de manière très incarnée, ce que cela fait d’exister face à quelqu’un qui vous accueille sans juger.


Un exemple : une femme, que j’accompagne depuis quelques mois, disait toujours "je ne veux pas déranger". En séance, elle a osé dire : "J’ai besoin qu’on m’écoute jusqu’au bout." Alors je suis restée silencieux, présent.

Rien que cela — être entendue sans être interrompue — a été un tournant pour elle. Une nouvelle mémoire relationnelle s’est inscrite.


La Gestalt-thérapie offre cet espace de réparation où le respect n’est pas un mot, mais une expérience vécue dans le corps.Un lieu où, peu à peu, on retrouve sa boussole intérieure et le droit d’exister pleinement.



Conclusion : oui, vous avez le droit d’être respecté·e


Ce droit n’est pas à mériter. Il est inconditionnel. Mais parfois, il faut du temps pour le ressentir, l’intégrer, l’incarner.


Et c’est là que le chemin thérapeutique peut faire toute la différence. En vous reconnectant à vos ressentis, en nommant vos besoins, en reconstruisant votre rapport au monde, vous redevenez peu à peu acteur·rice de vos relations.


Être respecté, c’est possible. Ce n’est pas un rêve lointain. C’est un chemin, fait de petits pas, de prises de conscience, de liens qui guérissent.


Et vous n’avez pas à le faire seul·e.


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