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Apaiser l’anxiété : et si vous arrêtiez de la subir ?


homme anxieux

Vous vous êtes peut-être habitué à vivre comme ça. À vous lever le matin avec cette boule au ventre. À passer vos journées en hypervigilance, à anticiper les pires scénarios. Vous vous êtes peut-être raconté que c’était normal, que c’était votre caractère, votre « sensibilité », votre « façon d’être ». Mais soyons honnêtes. Ce n’est pas une fatalité. Ce n’est pas « vous ». C’est une stratégie, un mécanisme qui s’est installé pour survivre à ce qui un jour vous a dépassé. Et vous pourriez décider, aujourd’hui, d’arrêter de subir.


Quand l’anxiété devient votre identité


L’anxiété est un poison lent. Elle s’insinue partout, jusqu’à se confondre avec votre identité. Vous finissez par dire : « Je suis anxieux », comme si c’était une vérité irréfutable. Mais la réalité, c’est que l’anxiété est un symptôme. Le symptôme d’une part de vous qui ne se sent pas en sécurité. Peut-être qu’enfant, vous avez appris que vous deviez tout prévoir, tout contrôler, parce qu’on ne viendrait pas vous secourir. Peut-être qu’on vous a fait croire qu’il fallait être irréprochable pour mériter l’amour.


Alors vous avez construit cette armure : anticiper, douter, vérifier, ressasser. Et au fil du temps, vous vous êtes coupé de ce que vous ressentez vraiment.Si vous êtes honnête avec vous-même, vous savez qu’au fond, vous êtes fatigué. Vous aspirez à autre chose qu’un simple soulagement temporaire.


Le coût caché de l’anxiété sur votre vie


Regardez votre existence avec lucidité. Qu’est-ce que l’anxiété vous vole ? Vos nuits ? Vos élans spontanés ? Votre capacité à aimer sans arrière-pensée ? Elle nourrit la peur du rejet, elle écorche votre estime de soi, elle vous fait accepter des relations qui vous abîment, comme si vous ne valiez pas mieux.


Exemple vécu en thérapie

Un exemple : une personne que j’ai accompagnée vivait sous l’emprise de cette peur constante. Elle acceptait une relation toxique, parce qu’au moins, elle savait à quoi s’en tenir.« Je préfère cette angoisse connue que l’inconnu », m’a-t-elle dit un jour, les larmes aux yeux.


femme angoissée

C’est ça, le piège : vous vous accrochez à votre anxiété comme à une vieille couverture rêche, persuadé que sans elle, vous seriez encore plus vulnérable. Vous ne l’êtes pas. Vous êtes déjà vulnérable. La différence, c’est qu’il existe une autre manière de vivre cette vulnérabilité.


Trois gestes concrets pour cesser de subir l’anxiété


Si vous attendez un remède miracle, vous serez déçu. Il n’existe pas. Mais vous pouvez commencer à changer certaines habitudes dès aujourd’hui. Voici trois leviers simples, pas forcément confortables :


1. Interrompez le scénario

Chaque fois que votre mental démarre la litanie catastrophique, dites STOP. À haute voix si nécessaire. Pas demain. Maintenant. Marquez un arrêt et respirez profondément. Vous pouvez décider de ne pas nourrir la machine.


2. Regardez votre peur droit dans les yeux

Prenez un stylo et écrivez : « De quoi ai-je peur ? »Laissez venir les réponses les plus sombres, les plus absurdes. Accueillez-les sans fard. Ce que l’on nomme tue moins que ce que l’on refoule.


3. Exposez-vous à un micro-risque

L’anxiété est un tyran qui vous interdit toute prise de risque. Chaque jour, faites quelque chose qui la dérange un peu : parler en réunion, dire non, demander de l’aide. Vous apprendrez que vous survivez à l’inconfort.


Comment la Gestalt-thérapie peut déloger l’anxiété


En Gestalt-thérapie, on ne se contente pas de « parler du problème ». On le fait vivre dans l’ici et maintenant. Vous serez invité à ressentir ce qui se passe dans votre corps, à observer comment vous évitez la relation, comment vous cherchez à contrôler. C’est parfois confrontant. Parfois déstabilisant. Mais c’est ainsi qu’on desserre l’étau.


Ce que vous pouvez attendre d’un accompagnement Gestalt


homme en therapie

La Gestalt vous permet :

  • De mettre en lumière les ajustements créateurs devenus rigides.

  • De rencontrer vos émotions, pas seulement d’en parler.

  • De restaurer une sécurité intérieure qui ne dépend pas du contrôle.

  • De vous reconnecter à votre élan vital, votre capacité à être pleinement en lien.


Si vous voulez commencer à apaiser l’anxiété de manière profonde et durable, vous pouvez choisir d’oser cette exploration.



Conclusion : et si vous n’étiez pas vos peurs ?


Je ne vais pas vous promettre que ce chemin est facile. Il ne l’est pas. Mais il est possible. Et il est probablement plus vivifiant que de continuer à vivre sous la dictature de l’inquiétude.


Vous pouvez choisir, à partir d’aujourd’hui, de ne plus réduire votre vie à un champ de bataille contre vous-même. Vous n’êtes pas vos peurs. Vous êtes bien plus vaste. Et vous avez le droit de vous en souvenir.


Rémy GARRIDO

Gestalt praticien à proximité de Blagnac, et en visio

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