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Angoisse d’abandon : quand la peur de perdre l’autre envahit tout

Dernière mise à jour : 10 juil.

femme enfant avec son coussin

Il arrive que l’on ressente une inquiétude diffuse, presque silencieuse, quand une relation semble vaciller. Comme une petite alerte intérieure, un doute qui s’installe sans prévenir. Peut-être avez-vous déjà perçu cette crainte de ne pas compter autant que vous le souhaiteriez. Ou cette appréhension que l’autre finisse par se détourner.


L’angoisse d’abandon n’est pas une faiblesse. C’est un vécu profond, souvent enraciné dans l’histoire personnelle, qui façonne la manière dont vous vous attachez et dont vous percevez les liens.


Je vous invite, au fil de cet article, à explorer cette peur avec curiosité et bienveillance. À lui donner un espace d’expression, sans la juger. Car même si elle a longtemps eu sa raison d’être, elle n’a pas besoin de diriger toute votre vie.


Quand la peur de l’abandon devient une compagne invisible


Certaines personnes vivent avec cette peur constante sans vraiment la nommer. Elle se manifeste comme un manque, un vide, un sentiment d’hypersensibilité. Vous pouvez vous surprendre à surveiller les signes : un message moins chaleureux, une voix plus distante, un regard qui se détourne. Votre esprit s’emballe. Vous imaginez déjà la séparation. Le rejet. La solitude. Et parfois, vous vous accrochez. Vous multipliez les tentatives pour plaire, pour rassurer l’autre, quitte à vous perdre un peu plus. Ou au contraire, vous partez en premier, persuadé qu’ainsi, la douleur sera moins vive.


Il faut le dire sans détour : l’angoisse d’abandon épuise. Elle ronge l’estime de soi. Elle transforme chaque relation en épreuve. Et souvent, elle génère une forme d’anxiété latente, difficile à apaiser.


Les origines de l’angoisse d’abandon : une histoire ancienne


Derrière cette peur, il y a souvent une histoire. Celle d’un enfant qui n’a pas toujours reçu la sécurité dont il avait besoin. Peut-être une séparation précoce, un parent émotionnellement indisponible, un climat instable, voire une relation toxique.


Dans ma pratique de Gestalt-thérapeute, j’ai accompagné un homme d’une quarantaine d’années qui se disait “condamné” à ne jamais faire confiance. Chaque relation amoureuse déclenchait chez lui une panique viscérale. Progressivement, en revisitant ses expériences précoces, il a compris qu’il portait en lui une croyance : “Si je m’attache, on m’abandonnera.” C’est ce type d’empreinte qui colore ensuite la perception.



Même adulte, vous continuez à voir le monde avec les yeux de l’enfant qui a eu peur de disparaître du cœur de ceux qu’il aimait.


jeune fille sur le bord de la

Que faire face à l’angoisse d’abandon ? Quelques pistes concrètes


Avant toute chose, sachez que vous n’êtes pas seul. Vous n’êtes pas “faible” parce que vous ressentez cette peur. Vous avez le droit de demander de l’aide. Voici quelques gestes simples que vous pouvez essayer dès maintenant :


  • Nommez vos émotions. 

    Quand la panique monte, prenez quelques secondes pour dire à voix haute ce que vous ressentez. “Je sens de la peur. Je sens du vide.” Mettre des mots est déjà un acte de présence envers vous-même.


  • Respirez consciemment. 

    Inspirez profondément en comptant jusqu’à quatre, puis expirez en comptant jusqu’à six. Recommencez plusieurs fois. Cela envoie un signal de sécurité à votre système nerveux.


  • Identifiez vos déclencheurs. 

    Notez les situations qui activent le plus votre angoisse. Est-ce un silence prolongé ? Un conflit ? L’éloignement physique ? Comprendre ces déclencheurs vous aide à ne plus subir.


  • Osez en parler à une personne de confiance. 

    Partager ce vécu, sans honte, ouvre déjà un espace de réparation.


Ces étapes ne guérissent pas tout, mais elles posent une première pierre : celle de la conscience et de la responsabilité.


La Gestalt-thérapie : un accompagnement pour retrouver votre sécurité intérieure


seance de therapie

La Gestalt-thérapie propose un cadre bienveillant et structurant pour travailler en profondeur l’angoisse d’abandon. Contrairement à une approche uniquement centrée sur le passé, la Gestalt invite à explorer ce qui se passe ici et maintenant, dans la relation thérapeutique.


Concrètement, nous allons ensemble :


  • Repérer vos patterns relationnels qui alimentent la peur.

  • Mettre en lumière vos croyances sur vous-même et sur l’autre.

  • Expérimenter d’autres façons d’être en lien, plus apaisées, plus libres.

  • Prendre conscience de vos ressources, souvent méconnues, qui peuvent devenir des appuis solides.


Le cadre thérapeutique offre une expérience réparatrice. Le thérapeute devient un témoin attentif et sécurisant, un autre qui ne s’éloigne pas quand surgit la peur.


Progressivement, cette présence transforme l’angoisse en une émotion plus tolérable, puis en une confiance nouvelle.


Si vous souhaitez découvrir comment la Gestalt peut vous aider à avancer, je vous invite à cliquer ici :



Conclusion


L’angoisse d’abandon peut sembler insurmontable. Pourtant, elle n’est pas une fatalité. Vous n’êtes pas condamné à répéter les mêmes scénarios de dépendance affective et de souffrance.


Avec du courage et un accompagnement respectueux, il est possible d’apprendre à se sentir en sécurité, même quand l’autre s’éloigne. Possible de créer des relations où l’on se choisit librement, sans terreur de perdre.


Si vous avez lu jusqu’ici, sachez que ce premier pas – oser regarder votre peur – est déjà un acte de transformation.


Je vous souhaite de trouver le soutien dont vous avez besoin pour poursuivre ce chemin vers plus de paix et de confiance.


Rémy GARRIDO

Votre Gestalt praticien

06.36.90.51.87


Pour être informé de la sortie de nouveaux articles, et connaitre votre type d'attachement et d'estime de soi,


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